Travaillant et avançant l’agenda pour la Nature et l’humanité

Travaillant et faisant progresser l’agenda pour la Nature et l’humanité – Jour 2 du CMN 2025
VToujours poursuit son engagement en faveur de la Nature. Lors de la deuxième journée du CMN 2025, nous avons participé à des discussions essentielles autour de trois axes stratégiques : Sommet des entreprises, opérationnalisation des lois écocentriques et risques climatiques & équité.
Mise à jour de la Liste Rouge de l'UICN : Prendre le pouls de la biodiversité européenne
Menaces croissantes pour les pollinisateurs et la biodiversité en Europe
Tendances
Près de 100 nouvelles espèces d’abeilles sauvages en Europe sont désormais classées comme menacées, avec plus de 20 % des bourdons et des abeilles cellophanes exposés au risque d’extinction. La perte d’habitat, l’agriculture intensive, l’utilisation de pesticides et le changement climatique sont les principaux facteurs du déclin des pollinisateurs et de la faune.
Tendances des espèces
Trois espèces de phoques arctiques se rapprochent de l’extinction en raison de la fonte rapide de la banquise liée au changement climatique. Plus de la moitié des espèces d’oiseaux dans le monde sont en déclin, principalement à cause de la destruction des habitats et de la déforestation.
Impacts
Les pollinisateurs comme les abeilles et les papillons sont essentiels à la sécurité alimentaire, à la santé des écosystèmes et à la stabilité économique. Quatre cultures ou plantes sauvages sur cinq dans l'UE dépendent de la pollinisation par les insectes.
Sauvegarder la vie : le pouvoir de la biodiversité
La nature est le pilier des économies et des sociétés. Le modèle de développement moderne, fondé sur l’accumulation et la surconsommation, est insoutenable et nuit à l’environnement ainsi qu’à la santé mentale. La perte de biodiversité menace directement l’alimentation, l’eau, la santé et les moyens de subsistance, en particulier pour les populations vulnérables.
Rôle des industries et des peuples autochtones
Les industries sont centrales dans la transition verte, mais doivent respecter les populations, l’environnement et les droits humains, notamment ceux des communautés autochtones. Les peuples autochtones, qui représentent moins de 6 % de la population mondiale, assurent la gestion d’une part disproportionnée de la biodiversité; leur savoir traditionnel constitue une forme de science essentielle pour une conservation efficace.
Renforcer le lien entre biodiversité et droits humains nécessite la reconnaissance des peuples autochtones comme partenaires stratégiques et la protection des défenseurs de l’environnement.
La nature, affaire de tous : mobiliser le capital pour la biodiversité et la résilience
La perte de biodiversité, un risque pour les entreprises
Le coût de la perte de biodiversité est concret et immédiat. Les entreprises subissent des perturbations dans leurs chaînes d’approvisionnement, une vulnérabilité accrue face au changement climatique et une dégradation des services écosystémiques. Ces risques affectent déjà la rentabilité et la continuité des activités.
Dépendance des entreprises à la nature
La moitié du PIB mondial — plus de 44 000 milliards de dollars — dépend directement des services fournis par la nature. À mesure que les écosystèmes déclinent, la résilience économique et le potentiel de croissance des entreprises diminuent. Protéger la nature est donc fondamental pour la stabilité économique et le développement durable.
Réputation et attentes des consommateurs
La responsabilité environnementale est désormais un critère clé pour les consommateurs. Les entreprises qui n’agissent pas risquent de perdre des parts de marché et de nuire à leur image.
Opportunités d'innovation et de collaboration
Malgré les défis, le secteur privé a une opportunité majeure de stimuler l’innovation — énergie propre, infrastructures durables et partenariats peuvent générer une valeur partagée pour les populations et la nature.
Le rôle de l'Afrique
L’Afrique abrite un quart de la biodiversité mondiale et des écosystèmes essentiels, tout en subissant des impacts climatiques importants. Investir dans la conservation en Afrique, c’est investir dans l’avenir de la planète.
Financement de la biodiversité pour la mise en œuvre du Cadre mondial pour la biodiversité (GBF)
Intégration de la mobilisation des ressources
Le GBF intègre désormais la mobilisation des ressources dans son cadre, exigeant des plans nationaux de financement de la biodiversité. La coordination entre acteurs publics et privés est essentielle pour combler le déficit financier.
Rôle de la finance privée et instruments innovants
Le financement public seul ne suffit pas. L’engagement du secteur privé est crucial : crédits nature, fonds d’impact, obligations vertes et incitations fiscales ouvrent de nouveaux flux de capitaux pour la conservation et la restauration.
Réorientation des subventions et incitations
La suppression ou la réorientation des subventions néfastes — notamment en agriculture — représente une opportunité majeure pour orienter les ressources vers des pratiques favorables à la nature.
Mesure, transparence et gouvernance
Des méthodologies robustes pour suivre les financements et mesurer les résultats sont indispensables pour la responsabilité et la confiance des investisseurs. Des cadres réglementaires clairs sont nécessaires pour créer des marchés fiables pour les instruments liés à la biodiversité.
Événement de haut niveau : lancement du nouveau standard mondial pour les solutions fondées sur la nature (SFN)
Le nouveau standard mondial pour les SFN est le fruit de plusieurs années d’apprentissage et d’application dans de nombreux pays. Il fournit un cadre scientifique et pratique pour concevoir, mettre en œuvre et évaluer des solutions fondées sur la nature, avec intégrité, équité et impact mesurable.
SFN comme passerelle entre climat et biodiversité
Les SFN facilitent l’alignement des politiques climatiques et biodiversité, accélérant la mise en œuvre des engagements mondiaux comme l’Accord de Paris et le Cadre mondial pour la biodiversité.
Financement et inclusion locale
Le standard renforce la confiance des investisseurs et encourage des partenariats entre secteurs public, privé et communautés locales pour mobiliser des financements à grande échelle et garantir des bénéfices partagés.
Adaptation locale et équité
Le standard a intégré des retours de scientifiques, praticiens et peuples autochtones, mettant l’accent sur l’équité et l’adaptation aux contextes nationaux et locaux.
Conclusion
Le changement est en marche : la collaboration entre gouvernements, entreprises, peuples autochtones et société civile est essentielle. Les innovations financières, les standards renforcés et la reconnaissance des savoirs traditionnels permettront d’accélérer l’action pour la Nature. Nous devons conjuguer leadership, financement et inclusion pour transformer ces principes en résultats concrets sur le terrain.




